Hausse du taux du livret A de 0.5% à 2% en 18 mois : quadruplement de la charge de la dette pour les bailleurs sociaux, ce mode de financement ne serait-il pas à revoir complétement ?
Le livret A possède 200 ans d’histoire. Emprunt perpétuel émis et garanti par l’Etat auprès des Français, dire que le livret A n’a pris une ride peut faire sourire. En France, nous aimons bien marcher sur la tête. Alors que le taux du livret A est en hausse, à 2% au 1er août 2022, les épargnants sont moins mécontents, bien que leur épargne placée sur le livret A connaisse toujours un rendement réel négatif, une fois l’inflation déduite. Revers de la médaille, les fonds déposés sur le livret A, servent, en mineure partie, aux prêts octroyés aux bailleurs sociaux, pour la construction et/ou la rénovation des logements sociaux (cf. à quoi servent les dépôts effectués sur le livret A ?). Pour ces derniers, le poids de leur dette explose. Un système franco-français totalement absurde, largement décrié par Bruxelles, qui a sommé la France à plusieurs reprises de mettre un terme à ce système totalement obsolète et contraire aux règles de la concurrence. Mais les Français sont tellement accrocs de leur livret A, qu’aucun politique ne se risquerait d’y mettre un terme.
À lire aussi :