Prix de l’énergie : la fin de la spéculation financière est pour bientôt, l’Union Européenne enfin prête à mettre un terme à cette folie

Le 9 septembre prochain se tiendra une réunion importante à Prague, les Etats membres réticents, les Allemands et les Autrichiens ont enfin changer d’avis et sont désormais prêts à accepter le changement des règles de ce marché interconnecté des 27 pays. La fin de la spéculation est en vue.

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EURO+, 100% fonds euros, aucune contrainte, 4.10% en 2023

Le fonds en euros EURO+ proposé par Swiss Life a publié une performance annualisée remarquable de + 4.10 % en 2023, sans avoir recours au moindre bonus de rendement. Ce fonds euros est accessible via le contrat d’assurance-vie monosupport Placement-direct EURO+. Sans frais sur les versements, sans contrainte de versement sur les unités de compte, 0.60% de frais de gestion, ce contrat EURO+ peut être considéré comme étant un des meilleurs plans épargne sans risque sur 2024. Son objectif de rendement pour 2024 devrait s’approcher des 5 % (non garanti, net des frais de gestion, brut des prélèvements sociaux et fiscaux). Le portefeuille obligataire du fonds EURO+ affichait un rendement actuariel de 5.56% à fin 2023.

1000 euros du magawattheure, c’est uniquement de la spéculation !

Le prix de revient du KwH en France n’a pas vraiment augmenté, et pourtant, la hausse des cours du Mégawattheure est passé de 85 euros à plus de 1000 euros en 12 mois. De la pure spéculation financières, aucun intérêt pour la population. Ce marché financier est une bulle spéculative et devrait s’effondrer rapidement. Pour ce faire, il fallait que les membres de l’Union Européenne soient d’accord pour y mettre un terme. Visiblement, ce serait le cas, une réunion importante va se tenir le 9 septembre prochain.

La commission européenne ouvre les yeux

Face à ce constat, la Commission européenne elle-même, pourtant à l’origine de la libéralisation de ce marché, ne semble plus convaincue de son bien-fondé. « La flambée des prix [...] montre clairement les limites de [son] fonctionnement actuel  », a fait valoir lundi sa présidente, Ursula Von Der Leyen. Même le chancelier allemand, Olaf Scholz (SPD), dont le pays dépend largement du gaz pour produire l’électricité, a plaidé ces derniers jours pour une modification substantielle du système, qui « ne peut pas être décrit comme fonctionnel s’il conduit à des prix aussi élevés ».

Vente au coût marginal

Le principe du marché européen est celui de la vente au coût marginal, c’est-à-dire que les prix du mégawattheure (MWh) dépendent du coût nécessaire à la mise en route de la toute dernière centrale appelée pour répondre à la demande dans chaque Etat membre, notamment aux heures de pointe. Or, c’est généralement une centrale au gaz fossile ou au charbon, appelée en dernier recours en Allemagne, par exemple, et dont l’activation dépend largement du coût du combustible. «  Imaginez que je dispose de trois centrales, dont les coûts de fonctionnement sont respectivement de 10, 20 et 50 euros le MWh. Si j’ai besoin d’appeler les trois à un instant T, le prix final sera donc aligné sur 50 euros. Autrement dit, les deux premières bénéficieront d’une rente-infra marginale, c’est-à-dire d’un « profit », important, et le prix du marché sera élevé  », précise Jacques Percebois, directeur du Centre de Recherche en Economie et Droit de l’Energie (CREDEN) dans les colonnes de la Tribune. Ainsi, l’ensemble des prix de l’électricité dans l’UE s’indexeront en fonction, peu importe leur origine. En théorie, tous les pays devraient donc peu ou prou subir la même hausse quel que soit leur mix national (nucléaire, hydraulique, gaz...), du fait de la flambée des prix des hydrocarbures, un paradoxe « aberrant », selon le ministre français de l’Economie, Bruno Le Maire.

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