Bourse : le CAC en baisse de seulement -0.39% sur la semaine, le pire reste-t-il à venir ?

Bourse : le CAC en baisse de seulement -0.39% sur la semaine, le pire reste-t-il à venir ? © stock.adobe.com

Le CAC40 a prouvé, une nouvelle fois sa résilience face aux nouvelles, pas vraiment bonnes. Entre l’annonce officielle de la réduction progressive de la perfusion monétaire de la BCE, l’explosion de la bulle immobilière en Chine, et la confirmation d’une inflation durable... Une baisse plus sévère n’aurait pas été un scandale.

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Une baisse ridicule du CAC40

Sur cette semaine, le CAC40 n’a perdu que -0.39% à 6 663.77 points. Une brindille à côté de l’arbre de mauvaises nouvelles. Certes, la BCE a joué sur les mots ce jeudi, et n’a pas confirmé un tapering, mais un "recalibrage". Une belle langue de bois, mais qui a l’avantage de ne pas être correctement traduite par les robots de trading. Du coup, pas de chute des marchés financiers pour le moment. Il faudra donc attendre que la FED appelle un chat un chat pour que une spirale à la baisse s’enclenche de façon plus soutenue.

Explosion de la bulle immobilière

Ce qui est davantage pénalisant pour les investisseurs est cette volonté des gouvernements chinois et nord américains de faire exploser leurs bulles immobilières respectives dans leurs pays. Avec la probable faillite d’Evergrande, il faut envisager également des situations de surendettement pour de nombreux propriétaires, en Chine, comme ailleurs. Aux USA, les prix de l’immobilier explosent et la situation n’est pas tenable. L’inflation est bien trop élevée et cela devrait craquer dans les mois à venir. Le gouvernement américain se demande comment intervenir sur ce marché qui est crucial pour le pays.

L’inflation superstar

Mais le pire du pire reste encore à venir. L’inflation. La hausse des coûts de production, liée au manque de matériaux, à l’envolée du prix des transports, laisse à penser que l’inflation va s’installer passagère va s’installer pour quelques trimestres de plus. Qui plus est, le variant Delta, avant la probable arrivée d’un autre variant (Mu ou autre), donne encore des sueurs froides dans de nombreux pays sur la planète.