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Face à l’appel des étudiants au blocage, une université de Toulouse fermée

Face à l’appel des étudiants au blocage, une université de Toulouse fermée

"Tout en comprenant les fondements des mouvements sociaux actuels et en partageant les inquiétudes exprimées, la présidence ne souhaite pas que notre communauté se trouve une nouvelle fois ébranlée. L’ensemble du campus du Mirail sera donc fermé pour la journée", a-t-elle déclaré dans un communiqué.

La présidence de l’université, qui compte plus de 30.000 étudiants, déplore ainsi que "malgré les dispositions exceptionnelles" prises —membres du personnel autorisés à quitter leur poste de travail à 12H30, levée du contrôle d’assiduité des étudiants et report des examens de contrôle continu— le blocage de l’établissement a été voté.

La décision de la présidence, communiquée mercredi soir aux étudiants, a mis en colère leurs représentants syndicaux.

"On était tous un peu surpris, on n’a pas eu d’explications", indique à l’AFP le vice-président de l’Unef à Toulouse, Célian Mosse.

"Bloquer la fac avait pour objectif de sensibiliser les étudiants à la réforme des retraites, de discuter avec eux de l’intérêt de se rendre à la manifestation, de se mobiliser", dit-il.

"Et comme la fac est fermée, forcément les étudiants ne sont pas venus, etça a détruit notre action", regrette-t-il.

Sur sa page Facebook, l’Union des Etudiant.e.s de Toulouse appelle à rejoindre la manifestation en centre-ville à partir de 14h00 et "ne rien lâcher", "malgré la tentative d’empêcher la mobilisation étudiante avec la fermeture administrative de la fac".

Les cours n’ont pas non plus eu lieu jeudi à l’Institut d’études politiques (IEP) de Toulouse, où des étudiants s’étaient rassemblés le matin devant l’entrée pour bloquer l’établissement, comme il en avait été décidé la veille lors d’une assemblée générale.

Sur une banderole accrochée en hauteur on pouvait lire : "Sous l’IEP la rage".

"Je vois mes parents qui triment dehors et qui ne savent pas s’ils vont avoir leur retraite à taux plein", a dit à l’AFP Sara, 22 ans, l’une des étudiantes sur place.

La direction del’IEP n’était pas joignable dans l’immédiat.

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